Analyse économique de l’Algérie en février 2026 : Croissance, réformes et opportunités sectorielles

En février 2026, l’économie algérienne affiche des signes encourageants de diversification et de résilience, malgré un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques et économiques. Les réformes structurelles engagées depuis 2024 commencent à porter leurs fruits, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’industrie automobile, et du tourisme. Ce mois-ci, plusieurs événements majeurs ont marqué l’actualité économique du pays, confirmant une dynamique de transformation et d’ouverture.

Contexte économique général

Selon les dernières données disponibles, la croissance économique de l’Algérie s’est établie à 5 % en 2025, un rythme soutenu par une hausse des investissements publics et privés, ainsi que par une consommation intérieure résiliente. Pour 2026, les prévisions tablent sur une légère décélération, avec une croissance attendue autour de 4,5 %, en raison des ajustements macroéconomiques et des réformes fiscales en cours.

L’inflation, qui avait atteint 8,2 % en 2024, montre des signes de modération grâce à des politiques monétaires restrictives et à une meilleure régulation des prix des produits de base. En février 2026, elle s’établit à 6,8 %, selon les chiffres du ministère des Finances. Le taux de chômage, quant à lui, reste un défi persistant, avec un niveau de 12,5 %, bien que des efforts soient déployés pour stimuler l’emploi des jeunes et des femmes à travers des programmes de formation et d’accompagnement à l’entrepreneuriat.

Réformes fiscales et politiques économiques

La Loi de finances 2026, entrée en vigueur le 1er janvier, introduit plusieurs mesures clés pour moderniser le système fiscal et stimuler l’investissement. Parmi les principales innovations :

  • Exonérations fiscales pour les secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’industrie pharmaceutique et les technologies numériques.
  • Simplification des procédures douanières pour les importations de matières premières destinées à la production locale.
  • Renforcement des incitations à l’exportation hors hydrocarbures, avec un accent particulier sur les produits agricoles et agroalimentaires.

Ces réformes s’inscrivent dans une stratégie plus large de diversification économique, visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures, qui représentent encore près de 70 % des recettes d’exportation.

Secteurs porteurs et opportunités

1. Énergies renouvelables et hydrogène vert

L’Algérie mise fortement sur les énergies renouvelables pour devenir un acteur clé dans la transition énergétique mondiale. En février 2026, le pays accueille la 15e édition du Salon international des énergies renouvelables (ERA) à Oran, un événement qui met en lumière les avancées technologiques et les partenariats internationaux dans ce secteur. Parallèlement, le projet d’hydrogène vert, lancé en 2025, progresse avec des accords signés avec des entreprises européennes pour exporter les premières quantités dès 2027.

2. Industrie automobile et sous-traitance

Le secteur automobile connaît un essor remarquable, porté par l’organisation du 1er Salon international « Mechanica Al Djazaïr » en février 2026 à Oran. Cet événement vise à attirer des investisseurs étrangers et à renforcer les capacités locales en matière de sous-traitance et de production de pièces détachées. Selon les autorités, ce secteur pourrait créer plus de 10 000 emplois directs et indirects d’ici 2030.

3. Tourisme et développement du parc hôtelier

Le tourisme est un autre pilier de la diversification économique. En 2026, l’Algérie enregistre une hausse de 20 % des investissements dans le secteur hôtelier, avec des projets majeurs à Oran, Alger et Djanet. Le gouvernement mise sur le tourisme saharien et culturel pour attirer les visiteurs internationaux, tout en développant des infrastructures adaptées.

4. Agriculture et sécurité alimentaire

Face à la demande croissante en produits alimentaires, l’Algérie a importé plus de 1,1 million de tonnes de maïs en 2025 et prévoit d’augmenter sa production locale grâce à des programmes d’irrigation et de modernisation des exploitations agricoles. Le Salon national des produits d’exportation, tenu en janvier 2026, a mis en avant les opportunités d’exportation pour les produits agroalimentaires algériens, notamment vers les marchés africains.

Partenariats internationaux et attractivité économique

L’Algérie renforce ses partenariats économiques avec l’Europe, l’Afrique et l’Asie. En février 2026, plusieurs accords ont été signés pour faciliter les échanges commerciaux et les investissements directs étrangers (IDE). Parmi les initiatives phares :

  • Un partenariat avec l’Allemagne pour le développement de l’hydrogène vert.
  • Des accords avec la Tunisie et le Maroc pour créer une zone économique intégrée en Afrique du Nord.
  • La participation active à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), avec un focus sur l’exportation de produits manufacturés.

Ces collaborations visent à positionner l’Algérie comme un hub économique régional, tout en attirant des investissements dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

Défis et perspectives

Malgré les avancées, l’économie algérienne fait face à plusieurs défis :

  • La dépendance persistante aux hydrocarbures, qui expose le pays aux fluctuations des prix du pétrole.
  • Le chômage des jeunes, qui nécessite des réformes structurelles du marché du travail.
  • La bureaucratie administrative, qui freine encore l’innovation et l’entrepreneuriat.

Cependant, les perspectives restent positives, avec une volonté politique affichée de moderniser l’économie et de s’ouvrir davantage aux marchés internationaux. Les réformes en cours, combinées à une meilleure gouvernance et à des investissements ciblés, pourraient permettre à l’Algérie de consolider sa croissance et de réduire les inégalités sociales.

Comparaison des indicateurs économiques (2024 vs 2026)

Indicateur 2024 2026 (Prévisions)
Croissance du PIB 3,8 % 4,5 %
Inflation 8,2 % 6,8 %
Taux de chômage 12,7 % 12,5 %
Investissements étrangers directs (IDE) 2,1 milliards $ 3,5 milliards $ (estimé)
Exportations hors hydrocarbures 3,2 milliards $ 4,8 milliards $ (estimé)

FAQ SEO

1. Quels sont les secteurs les plus prometteurs pour investir en Algérie en 2026 ?

En 2026, les secteurs les plus prometteurs pour les investisseurs en Algérie sont :

  • Les énergies renouvelables, notamment l’hydrogène vert.
  • L’industrie automobile et la sous-traitance.
  • Le tourisme, avec un focus sur le développement hôtelier et les infrastructures.
  • L’agroalimentaire, pour répondre à la demande locale et régionale.

2. Quelles sont les principales réformes fiscales introduites en 2026 ?

Les principales réformes fiscales de 2026 incluent :

  • Des exonérations fiscales pour les secteurs stratégiques comme les énergies renouvelables et les technologies numériques.
  • Une simplification des procédures douanières pour les importations de matières premières.
  • Des incitations à l’exportation pour les produits non pétroliers, notamment agricoles et manufacturés.

Ces mesures visent à stimuler l’investissement et à diversifier l’économie.

Laisser un commentaire